I- A llOSB AU MOYEN ACE
A la plus belle, a la millor Ke soit dont jai ne pertira(i)1.
Le rossignol est sans doute représenté plus d’une fois comme chantant au moment même où
la belle rose est en bruit2,
dans le jardin où elle naît et fleurit3', ou même au milieu de scs rameaux :
Par la flors aiglentina,
El rossignoletz el ram volf e refraing e aplana4;
mais il ne chante pas pour elle, comme chez les poètes de la Perse. Il n’en joue pas moins un rôle considérable dans notre vieille poésie; elle le fait
non pose mudar nom sovena d’un’ amour per qu’eu sui jais.
Arnaut de Maroill, ap. Bartsch, Chrest. provençale, p. 87 et 88, v. 37-28, et p. 89, v. 6-7.
1. Chanson anonyme, ap. Bartsch, La langue et la littérature françaises , p. 517, v. 21-22.
2. Phil. de Beaumanoir, La Manekine, éd. H. Suchier. Paris, 1884, in-8, vol. I, p. 69, v. 2158.