En la huer ta nace la rosa Quiérome ir alla
Por ver al ruisenor
Como cantaba. Bôhl, Floresta, vol. I. p. 272.
4. Jaufre Rudel. Voir p. 335, note 1. De même dans un vieux lied allemand :
Auf dem Kirchhof stehtein Rosenbaum...
Darauf setzt sich Frau Nachtigall.
Karl Simrock, Die deutsc/ieii Volkslieder, n° 86. v. 1-3.
servir de messager à l’amant auprès de son amie ou à l’amante auprès de son ami :
Rossignol, en son repaire M’iras ma domna vezer,
E diguas lil men afaire,
s’écrie le troubadour Peire d’Alvernhe1.
Rossignol, va, si li di Les maus que je sent por li ;
Di li qu’il avra m’amor,
fait dire également à son héroïne un vieux trouvère anonyme2. Et dans une chanson du xve siècle un autre poète s’écrie 8 :
Roussignolet sauvaige Je t’en prie par ta foy : Qui chante de cueur gay ; Va dire à mon amy Va moi faire un messaige, Qu’il m’a mys en oubly.
Parfois aussi l’ami ou l’amie demande au doux chanteur aide ou conseil :
Roussignolet du bois ramaige,
Conseille moy et je t’en pry4.
Et encore :
1. Bartsch, Chrest. provençale , p. 73, v. 1-3. Dans une «nouvelle » d'Arnaut de Carcasses, c’est un perrocjuet qui porte le message d'Antiplianor à son amie, enfermée par un mari jaloux. Dans les lieds allemands le même rôle est assigné aussi au coucou, à la colombe ou à n'importe quel oiseau.
2. Alfred Jeanroy, Les origines de la poésie lyrique en France au moyen âge. Paris, 1889, in-8, p. 467-68.