I.A ROSE AU MOYEN AGE
Roussignolet mon amy, Mais tousjours chante et
Par amour je le prie, crve...
Ne prens repoux ne demy, Tant que puisse parvenir
A ce que je désire1 .
Même spectacle chez les poètes germaniques. Quand, au retour du printemps, les tièdes zéphvrs font épanouir la reine des fleurs, le rossignol — Fr au Nachtigall — fait entendre ses accents joyeux2; parfois même, perché sur un tilleul, il chante de l’amour qu’il ressent3; alors le poète va dans le vert bocage l’interroger sur l’éloignement de son amie4; il l’engage à chanter pour la dame qui « a son cœur et le laisse sans joie et sans courage5 », ou bien il