‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 267 sur 391 · MOYEN ALE · texte numérisé non relu

MOYEN ALE

En revenant des noces J’étais bien fatiguée;

Au bord d'une fontaine Je m’y suis reposée.

Sur la plus haute branche Le rossignol chantait; Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.

Car moi je ne l'ai guère, Mon amant m'a quittée; Pour un bouton de rose Que trop tôt j'ai donné.

Je voudrais que la rose Fût encore au rosier hit que mon ami Pierre Fût encore à m’aimer.

Au lieu d’un bouton ou d’une fleur, l’emblème de la chasteté était le plus souvent une couronne de roses; aussi, l’infortunée qui s’était laissée séduire n’avait plus le droit d’en porter une et elle était la première h s’en dépouiller.

Elle arracha sa couronne, dit un vieux lied allemand ', et la jeta dans l’herbe verte. « Je t'ai portée volontiers tant que j’étais vierge. » — Elle enleva sa couronne et la jeta au milieu du trèfle vert. « Dieu te bénisse, ma couronne, jamais je ne te reverrai. »

Les poètes germaniques ne se lassent pas de recommander aux jeunes filles, et souvent de la façon la plus piquante, de bien conserver leur couronne et d’éviter avec soin tout ce qui pourrait la leur faire

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