Da zog sie ab ihr Krânzelein
warf's in das grüne Gras :
« ich han’ dicli gerne tragen, dieweil ich Jungfrau was. »
Auf hub sie wolil ihr Krânzelein, warf s in den grünen Ivlee :
« gesegen’ dich Goll, mcin Krânzelein, ich seh’ dich nimmermeh.
Millier, op. laud., Gœrrcs, Volkslicder, p. 182.
la hose dans les légendes profanes. 343
perdre. Tantôt c’est un oiseau, d’autres fois un arbuste qui les conseille. Une jeune fîl le voudrait forcer au silence un rossignol, mais il répond qu’il est un oiseau de la forêt et que personne ne peut le contraindre1. « Si personne ne peut te contraindre, reprend-elle, le givre et la neige glacée, ainsi que le tilleul dépouillé de ses feuilles, te contraindront bien. » — « Si le tilleul perd son feuillage, répond le rossignol, il garde du moins ses rameaux; penses-y, jeune fille, et tiens ferme ta couronne. » Et il termine en lui recommandant de ne pas se laisser tromper en écoutant les éloges menteurs qu’on pourrait lui donner.
Dans un autre lied2, nous voyons une jeune fille qui, voulant aller à la danse, va chercher des roses sur la bruyère; au bord du chemin elle aperçoit un coudrier tout couvert de feuilles; elle s’étonne et lui demande pourquoi il est si verdoyant; le coudrier à son tour lui demande pourquoi elle est si belle; c’est, dit-elle, qu’elle mange du pain blanc et boit du vin frais. « Si tu es si belle parce que tu manges du pain blanc et bois du vin frais, sur moi tombe la fraîche rosée, voilà ce qui me rend si verdoyant. » — « Prends garde, prends garde, cher coudrier, que je ne te fasse abattre; j’ai deux frères qui pourraient bien te couper. » — « S’ils me coupent en hiver, en