‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 269 sur 391 · I.A II O SI'. AU 510 Y EN AGIi · texte numérisé non relu

I.A II O SI'. AU 510 Y EN AGIi

été je reverdirai ; quand une jeune fille perd sa couronne, elle ne la retrouve jamais plus. »

Si, sous sa forme connue, ce beau lied est moderne, le motif en est d’origine ancienne, comme le montre une rédaction anglaise du xvic siècle, où le coudrier est remplacé par l’aubépine1 2. Il en existe aussi une rédaction suédoise, qui met en scène un tilleul". Dans une chanson vende3, au contraire, c’est une simple branche d’arbuste, qui, menacée par une jeune fille qu’elle a frappée au visage, d’être coupée par ses frères, lui donne le conseil de bien garder sa couronne.

Ce conseil n’est pas le seul que renferment les chansons populaires à l’adresse des jeunes filles; elles leur recommandent de ne point quitter seules la maison paternelle pour aller chercher des roses, et, comme dans la ballade écossaise des trois sœurs4 5, leur montrent d’une manière tragique le danger auquel elles s’exposent alors. Un lied allemand du Kuhlaendchen en particulier les met en garde contre le péril de cueillir des roses et d’en faire des couronnes pour la danse le jour consacré au Seigneur ".

1. Rilson, Ancicnt songs and ballads. London, 1829, in-8, vol. II, p. 44.

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