Och sterve ic nu, so ben ic doot
So graeft mi onder die rooskens root.
Antwerper Liederboek, n° 63, str. 3.
2. Nu sijn daer Uvee gheliefkens doot, och waer sal mon se graven ?
al onder enen eglentier, dat graf sal rooskens draghen.
Hoffmann v. Fallersleben, Niederl. Volkslieder, n° 17, str. 9. Grabt, grabt ein Grab mir Leitet eino Quelle ?
Gcht vorbei ein Jünglirig, Schmücke er sich mit Roscn !
Wenn ein G rois vorbei gcht, Losch’ er scinen Durst dort!
Melrisch übersetzt (... Von Talvi.) Thcil, p. 82.
Aul' dem weiten Felde!
Uebcr meinem Haupte Pflanzet einc Rose!
Unter meinen Füssen Volkslieder der Serben, Leipzig, 1853, 2 ter.
LA ROSE AU MOYEN AGE
alors et mourait. Quant aux roses qui poussaient sur les tombeaux, elles étaient parfois regardées comme une incarnation de l’âme même des défunts. « Mais ce n’est pas une (leur », dit dans une chanson lithuanienne1, unemèreà sa fille, qui lui apporte une rose cueillie sur la tombe de son bien-aimé, » c’est l’âme de ton fiancé. »
La poésie regarda aussi comme doués de sentiment ou animés des passions des êtres aimés les arbres et les fleurs plantés sur leur tombeau. Suivant le continuateur de Gotfrid de Strasbourg, Heinrich de Freiberg, après que Tristan et Isolt eurent été enterrés non loin l’un de l’autre, le roi Mark fit planter un rosier sur la tombe de Tristan et une vigne sur celle d’Iseult2 :
Le rosier et la vigne, ajoute le poète, s'enracinèrent