‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 276 sur 391 · And ay the greiv, and ay tbey tbrew · texte numérisé non relu

And ay the greiv, and ay tbey tbrew

As tbey wad faine be neare ;

And by this ye may ken rigbt weil,

They were twa lovers deare.

Francis James Child, l'he english and scoliish ballads. Boston, s. d., in-4, vol. III, p. 183, v. 117-120. La poésie populaire de la Grèce connaît des légendes semblables, comme celle de l'ami qui se tue de désespoir en apprenant la mort de son amie; mais sur sa tombe croit un cyprès, sur celle de son amie un roseau et non un rosier.

’EzsT, ~oÜ Oâôavs xov vtàv, iZjry.ï xurrapiaai K’ è/.EÏ, koü OzôavE tt)V viàv, sôyrjxs xaÀapLtâva;.

Chants du peuple en Grèce, par M. de Marcellus, vol. IL n°xn

sapin, comme un fil de soie autour d’un bouquet d'immortelles 1 .

Une romance portugaise, plus récente, il est vrai, nous montre encore un rosier poussant sur la tombe d’un amant mort de désespoir, mais c’est un jasmin qui croît sur celle de son amie2. Perger3 parle, mais sans en donner la source, de trois roses sorties de la tombe d’une jeune fille, et que son bienaimé seul peut cueillir. Et dans la ballade suédoise de « Petite Rose4 », des lis croissent sur son tombeau et sur celui de son ami, et de leur bouche sort une rose.

C’est encore la naissance miraculeuse des roses, fait si fréquent dans les traditions chrétiennes, que

Page 1