‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 277 sur 391 · Sie begruben beide zu einander · texte numérisé non relu

Sie begruben beide zu einander

Einlen ihre Hiinde durch die Erde,

Legten in die Hiinde grüne Aepfel.

Und nach wcnig Monden ob dem Jrtngling Hob empor sicb eine grüne Fichte,

Ob der Jungfrau eine rothe Rose;

Und die Rose schlang sich um die Fichte,.

Wie ein seiden Band um Immortcllen.

P. von Gôtze, Serbisclie Volkslieder. Leipzig, 1827, p. 93.

2. Alvaro Rodriguez de Azvedo, Romanceiro de Arcliipelajo de Madeira.- Funchal, 1888, p. 122.

3. Pflanzensagen, p. 13. Malheureusement Perger est si peu soucieux de l’exactitude qu’on ne peut accepter qu'avec défiance ce qu’il dit.

4. Perger, Pflanzensagen, p. 12. Je ne sais d’où Perger a tiré cette légende; dans le recueil des anciens lieds suédois de Erik G. Geijer et Arvid Aug. Afzelius, il est seulement question d'un liilcul qui croit sur la tombe des deux amants réunis.

LA II OS K AU MOYEN AGE

nous montre la légende allemande du TannhüuscrL Pousse par la curiosité, il n'avait pas craint de pénétrer dans la montagne de Vénus et avait succombé aux séductions de l’enchanteresse. Après de longs c (Torts, il parvient enfin à s’éloigner de ce séjour coupable, et, plein de repentir, va à Rome demander pardon au pape. « Je suis, lui dit-il, resté un an auprès de dame Vénus, j’en viens faire pénitence et demander pardon. » Le pape tenait à la main un bâton blanc, fait d’un rameau desséché : «Quand ce bâton portera des roses, répliqua-t-il, tu obtiendras ton pardon. » A ces mots, le chevalier se retira triste et désespéré. Cependant, le troisième jour, des roses poussèrent sur le bâton du pape; surpris et repentant, il fit chercher partout le Tannhâuser. Ou le retrouva enfin, mais mort au milieu de la montagne de Vénus, où il restera jusqu'au jour du jugement.

La légende de sainte Rose de Lima et celle de l’Autel de Seefeld dans le Tyrol offrent le plus grand rapport avec la naissance miraculeuse des roses de l’histoire du Tannhâuser. Lorsqu'on proposa, dit-on, au pape de canoniser la sainte du Pérou, il répondit

1. Wolfgang Menzel, Zur deutschen Mythologie-. Berlin. 1855. in-8, vol. I, p. 312, ap. Schleiden, p. 166. Le xolkslied publié par Uhland, p. 761, dans le Des Knaben Wunderhorn, I. 53, ainsi que par Simrock (Die deutschen Volkslieder, n° 4). parle de feuilles et non de roses, qui poussent sur le bâton du pape ; il est, au contraire, question de roses dans le lied néerlandais « llerr Daniel » (Niederlandische Volkslieder, n° 4), imitation du lied allemand du Tannhâuser.

qu’il ne croirait pas à la sainteté d’une Indienne, même s’il pleuvait des roses. Il avait à peine prononcé ces paroles qu’une pluie de roses couvrit le Vatican, et ne cessa que quand, se rendant à l’évidence, il eut prononcé la formule de canonisation1. Le seigneur de Seefeld, Arnold Müller, s’étant, le jour du jeudi saint 1384, rendu coupable d’un sacrilège, allait être englouti sous terre, lorsqu’il se repentit; mais l’hostie qui avait touché ses lèvres fut aussitôt couverte de sang. Sa femme, à qui on raconta ce qui s’était passé, refusa d’y croire, disant que c’était aussi peu vrai que si des roses pouvaient pousser et fleurir sur un bâton desséché et pourri. Mais aussitôt le bâton qu’elle portait, tout sec qu’il était, se couvrit de feuilles et de belles roses blanches 2.

L’histoire transformée du Tannhauser se retrouve aussi dans une légende suédoise3. Un soir un prêtre, en traversant un pont, entendit retentir les sons harmonieux d’une harpe; il regarde autour de lui et aperçoit au milieu du torrent un jeune homme blond, nu jusqu’à la ceinture, un bonnet rouge sur la tête et une harpe d’or à la main. Il reconnut un esprit des eaux et dans son zèle il lui cria : « Comment en es-tu venu à jouer des airs si joyeux sur ta harpe ? Le bâton desséché que je porte à la main reverdira et se couvrira de fleurs, avant que tu obtiennes ton

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