Gebr. Grimm, Deutsche Sagen, n
3. Al'zelius, Volkssagen aus Scliweden, deutsch von Ungewitter (1842). Thl. II, p. 327-29.
Jouet. La Rose.
LA HOSE AU MOYEN AGE
pardon. » A ces mots, l’infortuné musicien jeta tout troublé sa harpe au milieu de l’eau et s’assit au bord du lleuve en pleurant amèrement. Le prêtre cependant poursuivit son chemin; mais à peine avait-il fait quelques pas qu’il vit son bâton se couvrir de feuilles et au milieu d’elles apparaître les plus belles roses. Il reconnut là un avertissement du ciel et revenant en hâte vers l’esprit en pleurs, il lui montra son bâton tout verdoyant : « Vois, lui dit-il, mon bâton verdit et fleurit comme un rejeton du jardin des roses, ainsi doit fleurir l’espérance au cœur de tous les êtres créés. » L’ondin, consolé, saisit de nouveau sa harpe et fit entendre toute la nuit sur la rive de joyeux accents.
Les traditions Scandinaves parlent aussi de roses qui naissaient en signe de joie. Ainsi dans une chanson populaire suédoise1, un fiancé décédé apparaît à sa fiancée éplorée, et, après avoir blâmé l'excès de sa douleur, il lui dit pour la consoler : « Chaque bonheur, qui t’émeut le cœur, remplit ma tombe de roses parfumées. » La ballade danoise de Aage et d’Elfe nous offre la même pensée2 : « Chaque fois
1. Mohnike, Volkslieder der Schweden, ap. Sckleiden, Die Rose , p. 163.