‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 290 sur 391 · Êd. Fr. Michel. Paris. 1831, in-8. p. 24. v. àlt»-t · texte numérisé non relu

Êd. Fr. Michel. Paris. 1831, in-8. p. 24. v. àlt»-t

ô. Êd. Fr. Michel, p. 49. v. 879-81. IX' même le biographe «k sainte Elisabeth dit qu'elle

LA 11 OSE DANS LA POÉSIE

Chrestien de Troyes s’est aussi servi de la même comparaison, mais en la développant, pour montrer combien Enide surpasse toutes les autres dames :

Mais ensinc corne la clerc jame Heluit desor le bis chaillo Et la rose sor le pavo,

Aussi est Enide plus bele Que nule dame ne pucele1.

Beaudoin de Coudé a l'ait, dans son Conte de la Rose, comme la théorie de cette comparaison de la beauté avec la rose :

Biens et biautés en dame ensamble Bien afTierent, et moi en samble C’on doit comparer à la rose La biauté 2 .

« Des grands biens », ajoute-t-il dans son rude style,

Tant a biauté k’en la rose a Sour le rosier a la rosée.

lut tant liele et colorée corne rose est la matinée.

Sainte Ysabiel l’estoire. Bibl. liât. fr. 195111, fol. 1226, b, v. 73.

1. Édit. d’Imm. Bekker, v. 2400-405. (Ilaupt’s Zeitschrift, vol. X.) Chrestien de Troyes a eu aussi recours à la rose pour montrer que la largesse est la plus grande des vertus :

Mois tôt ausi corne la rose

Est plus que nule autre (lors bele,

Quant ele neist fresche et novcle :

Einsi lu ou largece vient,

Desor totes vertus se tient.

Cligès, éd. W. Fœrsler, Halle, 1888, in-8, v. 208-212.

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