‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 291 sur 391 · Dits et contes, vol. 1, p. 144, v. 331-34 et · texte numérisé non relu

Dits et contes, vol. 1, p. 144, v. 331-34 et

LA ItOSE AU MOYEN AOE.

Mais le plus souvent, dans la description qu’ils font de la beauté de leur amie ou des héroïnes qu ils chantent, les poètes du moyen âge, à l imitation de leurs précurseurs de l’antiquité, — les poètes modernes suivront à leur tour leur exemple* — nous montrent la blancheur du lis s’unissant à l’éclat de la rose. « Elle est plus belle que le lis ou la rose », dit un poète latin2 du xne siècle.

« Elle est vermeille comme la rose et surpasse en parfum le lis de la vallée4 », lit-on dans un autre. Plus fresca que rosa ne lis,

remarque à son tour Cercalmont de la dame qu’il aime 5.

Roza de pascor sembla de sa color

et lis de sa blançor,

chante Peire Vidai de son amie5.

L’auteur de Berte nous la peint

Vermeille corne rose, blanche com flours de lis6. L’héroïne des Enfances Ogier aussi

Com flours de lis estoit blanche et polie

1. Voyez si de son teint les roses et les lis Dans l'hiver de la mort sont bien ensevelis,

dit entre autres Mairet, dans la Soplionisbe, acte V. scène 8. en transformant la comparaison en métaphore.

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