‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 292 sur 391 · Éd. Aug. Schcler, v · texte numérisé non relu

Éd. Aug. Schcler, v

LA ROSE DANS LA l'OÉSIE.

Et plus vermeille que n'est rose espanie1 2.

Et, suivant Marie de France, 1 amie de Lanval,

Flur de lis et rose nouvele,

Quant ele pert el tens d'esté,

Trespassot (ele) de bealté*.

Dame, mar vi le clair vis et la fâche Ou rose et iis fleurissent cascun jour,

s’écrie aussi le Châtelain de Coucy3, en s’adressant à son amie. Et, pour donner une idée de la beauté de Soredamors, Chrestien de Troyes dit à son tour4 :

Qui poïst la façon descrivre Del nés bien feit et del cler vis,

Ou la rose cuevre le lis,

Einsi qu’un po le lis efface,

Por miauz anluminer la face?

Adenet aussi, voulant peindre le teint de roses et de lis de Clarmondine, n’a pas craint d’avoir recours à cette métaphore prétentieuse 5 :

La rose forment se penoiL De la llour de lis honnorer En son très douz viaire cler.

Dans ces comparaisons le lis est remplacé parfois par l’églantier, plus souvent par la neige ou par le

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