‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 296 sur 391 · Éd. Pfeiffer, LXXVI, v · texte numérisé non relu

Éd. Pfeiffer, LXXVI, v

5. rôsen rôt gestrôit ùf wizen snê sint der lieben under ougen.

K. Bartsch, Deutsche Liederdichter, p. 279, XG, v. 6-7.

LA nOSE AU MOYEN AGE.

Je voudrais qu’il me fût possible, s’écrie Walther von der Vogelweide dans les vers où il implore les secours de Frédéric II1 2 3, de me chauffer à mon propre foyer. Ah! comme je chanterais alors des oiseaux, de la bruyère et des fleurs, ainsi que j’en chantais jadis ; à la belle dame qui m’en prierait je ferais briller sur ses joues les roses et les lis.

A notre avis, dit-il ailleurs5, la constance est la couronne de la femme; quand la joie de l'âme s’unit chez elle) à la pureté, on dirait que le lis se marie à la rose.

La rose entre aussi, quoique assez rarement, dans les comparaisons des poètes italiens et espagnols. « Péricon, raconte Boccace;), avait un frère beau et frais comme une rose. » Dans une romance espagnole, une « gentille dame » dit que son teint a les nuances de la rose sur le rosier»4. Mais le plus souvent, dans ces comparaisons, à la rose se joint le

1. Gerne wolte ich, môhte ez sîn, bî eigem fiure erwarmen. Zabi wie ’cb dann sunge von den vogellinen,

von der heide und von den bluomen, als ich wilent sanc. Swelch schœne wip mir danne gæbe ir babedanc, der lieze icb liljen unde rôsen ùz ir wângel schinen.

Éd. Franz Pfeiffer, CXLIX, v. 3-7.

2. Wir wellen, daz diu staetekeit iu guoten wiben gar ein krône si.

kumt iu mit zühten sin gemeit, sô stêt diu lilje wol der rôsen bi.

Éd. Franz Pfeiffer. XVI. v. 17-20.

3. Aveva Pericone un fratello bello et fresco, corne una rosa. Decamerone, Giornata II, novella 7.

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