I.A nOS K AU MOYEN AGE
tendres et charmantes, étaient blanches et vermeilles, semblables aux roses empourprées au milieu des lis.
Mais dans la romance espagnole de Guiomar, c’est le cristal qui a remplacé les lis ou la neige :
Guiomar, dit le poète anonyme ', sort du bain, vermeille comme une rose, son visage brille comme le cristal.
Par leur couleur et leur éclat, la bouche et les lèvres surtout ressemblent à une rose, on ne doit pas être surpris aussi de les trouver comparés à cette fleur :
Quand sa voix mélodieuse disait rose, chante Digénis de sa femme, dans un poème grec du xie siècle'2, je crovais qu’elle avait une rose sur les lèvres, tant elles ressemblaient vraiment à une rose nouvellement fleurie.
Les minnesaenger surtout se sont servis de cette gracieuse comparaison.
Sa bouche ressemble à une rose vermeille, s’écrie l’un d’eux, le Durner3.