Relit alsam ein rose brann aile zît ir munt
Deutsc/ies Helderibuch , II Teil, éd. E. Martin, str. 121.
3. Mein Lieb, das treit ein Mund so rot Der prinnet als die Rosen,
Wenn sie in rechter Blüthe staht.
Gôrres, Volkslieder, p. 14.
4. diu liehte sunne erlischet in den ougen min, swanne ich den rôsen schouwe , der bluet uz einem mündel rot, sam die rôsen uz des meien touwe.
Karl Bartscb, Die Scliweizcr Mirinesànger. Frauenl’eld, 1887, in-8, p. 75, i, v. 28-32.
5 Ir ist der munt tûsentstunt
rœter danne ein rœselîn.
Der Taler, ap. Bartsch, Ibid. p. 67, v. 37-39.
LA HOSE AL' MOYEN AGE
« joues roses » ou « couleur de rose » ' sont des expressions habituelles chez les anciens poètes allemands.
lia! s’écrie Rost Kilchherre*, bouche qui brille comme les roses, quand voudras-tu finir mon long chagrin ?
De sa bouche couleur de rose ne sortait jamais une parole qui ne fût bonne,
lit-on dans le Lanzelot allemand1 2 3.
Pour désigner la bouche et les lèvres de son amie, Wernher von Hônberc va jusqu’à dire qu’elle u a mangé une rose vermeille » 4.
Mêmes images chez les poètes italiens. Boccace, dans VAmeto, dit de la bouche d’une des compagnes de la belle Lia qu elle « ressemble à une rose vermeille »5 6. Pour Pétrarque, la bouche même est une rose et les dents des perles :
Des perles et des roses vermeilles, où la douleur recueillie formait des sons vifs et charmants G.
1. « Rûsemvengel ». — « Wangen so gar rosenvar ». Drees, Die Naturbetrachtung, p. 31.