‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 306 sur 391 · Keiser und keiserinne ist diu rose · texte numérisé non relu

Keiser und keiserinne ist diu rose

ein edel werdiu bluome.

Der jüngere Titurel, éd. Boisserée, ch. ni, v. 84-85.

4. Man. 6572, fol. 80, ap. Lacurne de Sainte-Palaye, s. v. rose.

LA HOSP. AU MOYEN AGP.

Fleur de chevalerie et vertu esprouvée !

Ho/.e de hardement, car plus qu’achier temprée !

s’écrie l’armée acclamant Baudoin qui l’a sauvée*.

Mais li François, s’on dire l'ose, Sont de tous cavaliers la rose,

dira Philippe Mouskiés1 2 3 4.

De même Wolfram d’Eschenbach loue Gamuret d’être « pour ses amis une douce fleur de rose »

« Elle brille entre toutes les femmes, comme la rose entre toutes les fleurs», dit de la fille du roi païen Marchorel l’un des personnages d Orlnil ' . Dietrich, déplorant la perte de Jubart de Latran, l’appelle « une rose de fidélité »5, et Wernher n’a pas cru pouvoir donner une plus haute idée de Capharnaiim qu’en disant qu’elle « brille comme une rose au-dessus des autres villes » 6.

A cause de la couleur écarlate de certaines espèces de roses, un trouvère n’a pas hésité à leur comparer des murs couverts de sang :

Et li mur sont vermeil comme rose esmerée7.

1. Li romans de Baudoin de Sebourc, chant YIII, v. 405- 406. Valenciennes, 1841, in-8, vol. I. p. 214.

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