Gui de Bourgogne, v
LA ROSE DANS LA POESIE
Et dans la Divine Comédie, Dante, par une autre association d’idées, compare à une rose immense, éternelle, dont les feuilles s’épanouissent et se superposent
rosa sempiterna Che si dilata, rigrada1,
les bienheureux, — « milice sainte, que le Christ épousa avec son sang »2, — contemplant, rangés autour du Créateur, la lumière divine.
Enfin, à l imitation des poètes de l’antiquité, les poètes des derniers temps du moyen âge — les écrivains modernes suivront cet exemple — ont comparé les feux de l’aurore à l’éclat d’une rose vermeille. « Je vois, dit Pétrarque3, descendre du ciel l’Aurore au front de roses et aux cheveux d’or ». « L’Aurore nous apparaît avec les couleurs de la rose la plus fraîche», dit de même Boccace dans l’Ameto4. « Le soleil, chante à son tour Chaucer5, se levait vermeil comme une rose. »
Le contraste entre la beauté et le parfum de la rose et la rudesse des épines qui l’entourent devait