‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 312 sur 391 · Voir première partie, chap. ni, p · texte numérisé non relu

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A H OS!'. AU MOYEN AGE

trouvère s’est emparé de cette comparaison et l'a développée dans les vers suivants1 :

Les roses selonc les orties Ne lor flairer ne lor bonté ; Ne perdent mie lor biauté, J'ai veu delez l'orliier Florir et croistre lou rosier.

Un proverbe de l’Ukraine2, preuve que cette métaphore a pénétré jusque chez les peuples slaves, dit de même :

La rose reste toujours rose même entre les orties.

Il faut en rapprocher le proverbe de l’Esthonie, d’un sens tout différent3 :

Ce n’est pas à cause de toi que les orties porteront des roses.

L’habitude qu’on prit à la fin du moven âge de répandre des feuilles de roses sur l’eau du bain donna naissance à l’expression proverbiale « se baig-ner au milieu des roses », synonyme d’être à son

aise, éprouver quelque chose de doux et d’agréable.

Le roys Lois4, dit Guillaume Chastelain, se baignoit en roses, ce luy sembloit, d’oyr cette bone aventure.

Et la ballade allemande du chef de bandes Bur-

1. La Bible Guyot, ap. Bartsch, Chrestonmthie de l’ancien français , col. 212, v. 11-15.

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