‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 320 sur 391 · Carpite purpureas violas, Ista comantibus e foliis · texte numérisé non relu

Carpite purpureas violas, Ista comantibus e foliis

Sanguineosque crocos metite ; Munera, virgo puerque, date. Non caret bis genialis hyems, Sic venerarier ossa libet.

Laxat et arva tepens glacies... Ossibus altar et impositum.

Peristephanon, III. str. 42. 43. 44.

3. « Imponitur ei corona de floribus, seu de herbis aromaticis et odoriferis, in signum integritatis carnis et virginitatis. »

La rose Dans les usages de la vie.

malheureux de la chanson serbe citée plus haut demande qu’on en mette un près de sa tête1. Dans un lied allemand, une jeune fille en deuil rappelle les rosiers qu’elle a plantés en pleurant sur la tombe de sa mère2.

A partir du xn° siècle surtout, depuis que les mœurs se furent adoucies sous l’influence de la chevalerie et que les progrès du luxe allèrent chaque jour augmentant, l’emploi des Heurs et en particulier des roses prit la plus grande extension dans les usages domestiques ; on se croirait, du moins à lire les poètes de l'époque, revenu au temps de l’antiquité, où elles jouaient dans la vie un rôle si considérable. On s’en servait dans les occasions solennelles pour joncher les rues et les places publiques :

De la cité fu li marchies De fresche herbe Irestos joncies 3.

On en répandait également sur le plancher des appartements les jours de réception, en particulier le jour d’un festin de noces, encore, ce qui peut

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