‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 321 sur 391 · I.A ROSB Alî MOV KN AGI · texte numérisé non relu

I.A ROSB Alî MOV KN AGI

surprendre, (jue ce plancher fût recouvert de tapis ou de riches étoffes, que devaient salir ou gâter les plantes ou les fleurs foulées aux pieds :

Dedans une grande chambre peinte,

Jonchiee de flors et de glai,

Si com drois est el mois de mai

Et dans Gui de Nanteuil nous voyons que

La sale pourtendue e bien encourtinée De jonc et de mentastre fu bien englaiolée1 2 3 4.

Même spectacle dans le Dur mari' :

Totes sont joncies les sales De roses et de flors de lis Et de fres jons novel coillis.

Et dans AiolK :

Li hostes les fis bien servir et honorer ;

Sieges orent et coûtes et boins tapis ovrés :

De rose et de mentastre font tout joncier l'ostel.

Cet usage n’était pas particulier à la France, on le trouve également en Allemagne. Ainsi dans le T T V/leham de Wolfram d’Eschenbach :

De nombreux tapis avaient été étendus dans tout le palais; dessus on jeta une couche épaisse de roses encore

1. Dolopatlios, éçh Brunet et Montaiglon. 1856, in-S. p. 364.

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