‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 324 sur 391 · A ItOSR AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

A ItOSR AU MOYEN AGE

dos roses qu’elles jettent sur les assaillants; ceux-ci ont recours aux mêmes projectiles. L’un d'eux est armé d’une arbalète chargée d’une rose; du côté opposé à celui où il se trouve, un chevalier escalade les murs avec une échelle de corde, bien accueilli par deux dames, qui tiennent à récompenser sa valeur. Plus loin deux autres chevaliers sont occupés à charger un trébuchet, afin d’opérer une action décisive sur la forteresse. Sur le devant deux dames à cheval sont sur le point d’en venir aux mains avecdeux guerriers armés de pied en cap. Au-dessus de la porte d’entrée apparaît un ange ou le dieu d’Amour tantôt avec un arc, d’autres fois armé d’une lance et un faucon sur le poing gauche 1.

Quand les bains furent devenus d’un usage presque journalier et qu’on regarda comme un des premiers devoirs de l’hospitalité d’en offrir aux étrangers qu’on recevait, on chercha à en relever le prix et l’agrément en répandant sur l’eau des feuilles de

1. Il y a une de ces boîtes au Musée du Louvre. Le Musée de l’École des Beaux-Arts de Paris en possède le moulage, ainsi que de celles qui se trouvent à Boulogne, à Marbourg, etc. The Gentleman s Magazine du mois de février 1835 contient la description d’un coffret, conservé à Goodrich Court, dans le comté de Hereford. Alvin Scliulz a donné, dans la Vie de cour , la reproduction du Siège du château d’Amour, qu’on voit sur une boite à miroir conservée au monastère de Reun. Le Musée de South- Kensington possède également une boîte à miroir en ivoire, sur le couvercle de laquelle se trouve représenté le Siège du château d Amour. Descriptive catalogue of the fictile ivories in the S. K. Muséum by Jo. Westwood. London, 1883, n° 58200.

LA ROSE DANS LES USAGES DE LA VIE

roses1. Le lendemain matin du jour où Parcival est reçu chez Gournemanz, celui-ci lui fait apporter près de sa couche un bain sur lequel on répand des roses en quantité2. Dans le Frauendienst, après qu’on a préparé un bain au héros du poème, deux valets lui apportent des roses fraîches et vermeilles, et on en répand sur lui une si grande quantité qu’en vérité, dit-il, on ne voyait plus ni lui, ni l’eau du bain3 4 5. Une des enluminures du manuscrit des Minnesaenger, placée en tête des chansons de Jacob de Wartc*, nous représente nu dans une baignoire un chevalier dont la poitrine, ainsi que l’eau, est couverte de fleurs. Une damoiselle s’approche et lui présente une couronne, tandis qu’une autre lui offre une coupe à boire.

Cette couronne ainsi offerte était faite de roses1’. C’était sous cette forme qu’au moyen âge ces fleurs étaient le plus souvent employées dans les usages de

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