‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 326 sur 391 · Le Grand d’Aussy, op. laud., vol. II, p · texte numérisé non relu

Le Grand d’Aussy, op. laud., vol. II, p

6. Revue du Ministère de l'Instruction publique. Avril 1889. Je dois ce renseignement à mon ami, M. L. Léger.

LA ROSE DANS LES USAGES DE LA VIE. 407

Les femmes, surtout les jeunes filles, qui restaient le plus souvent tète nue, aimaient à se parer de chapeaux de roses ou de Heurs ; ces couronnes servaient à retenir leur chevelure :

Et ele ot un capel de Hours En la tieste ki li tenoit Ses cheveus et li avenoit,

nous dit l’auteur du Chevalier as deus espées 1 2 .

Une miniature du manuscrit du Sachsenpiegel de Wolfenbuttel, qui représente le partage de la terre, nous montre les jeunes filles qui y figurent, une couronne de roses sur leurs cheveux flottants". Dans deux miniatures du manuscrit des Minnesaenger, où l’on voit des damoiselles qui assistent à un tournoi, l’une d’elles est aussi représentée portant une couronne de roses sur la tète3.

Porter ainsi un chapeau de roses était un honneur et un privilège auxquels ne pouvaient plus prétendre les jeunes filles qui avaient failli; en Allemagne, elles étaient alors condamnées, en signe de leur déshonneur, à mettre une couronne de paille4, ce dont elles se consolaient d’ailleurs, puisqu’ainsi elles conservaient leur liberté5. Les femmes mariées portaient aussi, quoique plus rarement, des cou-

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