‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 329 sur 391 · I.A IIOSE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

I.A IIOSE AU MOYEN AGE

Dans le Lai d'Aristote , l’amie d’Alexandre Un ehapel en son biau cliief pose1,

pour séduire le maître du puissant monarque.

Une miniature du manuscrit des Minnesinger, placée en tète des lieds d’Henri de Stretlingen, nous montre un jeune homme — le poète sans doute — avec sa dame, qui a une couronne de roses sur la tète. Dans une autre miniature du même manuscrit, qui représente le comte Kraft de Toggenburc escaladant la fenêtre de son amie, celle-ci lui offre une couronne de roses et de feuillage2 3 4. Quand les amants se trouvaient réunis, une de leurs occupations était de tresser des chapeaux de roses ou de fleurs. Tels le poète de Beuve de Commavchis dépeint Limbanor et Malatrie dans le verger où ils se sont rencontrés :

Puis s’assist les la belle, moult va la regardant,

Et que plus la regarde, plus li samble plaisant;

Par très grant amisté va l'uns l'autre araisnant,

Un ehapel de floretes vont entre aus deux faisant.

Et une miniature du recueil de Manassé nous montre une dame tressant une couronne de roses, tandis qu’elle s’entretient avec un chevalier*.

C’était surtout quand ils se rendaient h la danse

1. Henri d’Andeli, Le Lay d’Aristote , v. 368 (Fabliaux et contes publiés par Barbazan. Paris, 1808, in-8, vol. 111. p. 1 08) .

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