Fr. von der Ilagen, op. laud-, pl. VI
LA II OSE DANS LES USAGES DE LA VIE. 411
que les amants se paraient de chapeaux de roses : « Nombre de jeunes gens, lit-on dans un ancien lied1 2, sont venus à la danse ; chacun portait une couronne de roses. » Et dans une de ses chansons, Walther von der Vop'ehveide offre à sa dame une couronne de
ces fleurs aimées, qui « embelliront la danse », quand elle la mettra*. Cette couronne, d’ailleurs, ne servait pas uniquement de parure aux danseurs; elle devenait aussi une marque de distinction enviée, la danseuse donnait la sienne à celui qu elle préférait, le danseur à celle dont il recherchait l’affection3 :
Avec joie je prends part à cette danse, dit le héros d’un vieux lied4; j’espère qu’une belle couronne me sera donnée par une jeune fille non moins belle ; aussi je veux être tout à elle.
Il n’était pas rare, cela se comprend, qu’on se disputât avec ardeur ces présents recherchés; de là,
1. Dar kam hin durch tanzen junger liute ein michel teil, jetweder truoc ein rôsen kranz. Minnes, III, 193 b, 3.