Mit Lust tritt ich an disen tanz
ich liolF, mir werd ein schôner kranz von oinem schôn jungfrewelein, darumb wil ich ir eigen sein.
Franz M. Bohme, Altdeutsches Liederbucli, n°281.
LA ROSE AU MOYEN AO E
surtout entre paysans, des querelles dont parlent les poètes du temps1; non seulement dans la mêlée les couronnes étaient foulées aux pieds, les coiffures et les cheveux arrachés, mais plus d’une fois le sang coula et des danseurs restèrent sur le terrain. « Pour un chapeau de boutons de roses brillantes, dit un minnesaenger2 3 * *, trente-six d’entre eux ont été tués. » Les couronnes de roses ou de fleurs servaient aussi de récompense dans les jeux populaires8, ainsi que dans les concours de chant ou de danse et parfois dans les tournois. A Provins, nous apprend un document du 19 mai 1414*, des chœurs de jeunes fdles se disputaient les jours de chanchis, nom local de ces réjouissances, le chapeau de roses vermeilles que le chapitre de Saint-Quiriace décernait k celle qui dansait avec le plus de grâce. J’ai déjà eu occasion, en parlant des jardins de roses et des maîtres chanteurs, de faire mention des couronnes données aux vainqueurs dans les défis poétiques. Cet usage se conserva en Allemagne pendant les deux derniers siècles du moyen âge et tout le seizième. « Avec lui je veux chanter pour avoir une belle couronne de