A IIOSE Ai; MOYEN AGE
peint lui aussi la « Belle pucelle » gaiement assise auprès de la fontaine de son jardin et faisant de « maintes fleurs belles et plaisantes un brillant chapeau 1 » .
Une enluminure d’un manuscrit du British Muséum, du commencement du xiv* siècle, nous montre des dames qui cueillent des fleurs dans un jardin et en font des chapeaux2 3. Une autre enluminure, celle du mois de mai, dans le calendrier qui précède les Heures de la reine Antiez, représente également une dame tressant des couronnes avec des fleurs cueillies par ses femmes sur les rosiers qui entourent le jardin au milieu duquel elle est assise.
Une fleur qui occupait une si grande place dans les usages religieux et profanes du moyen âge ne pouvait manquer de figurer sur les monuments de cette époque, comme elle l’avait fait sur ceux de l’antiquité. Dès les premiers temps de notre ère, les artistes chrétiens furent naturellement amenés à orner de fleurs les cryptes et les cimetières où reposaient
1. Besyde which fountayne, the most fayrc lady La bel Pucel was gavly sitting :
Of many floures fayre and jolly A goodly chaplet she was in makyng.
The paslime of pleasure, ap. Th. Wright, p. 430.