‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 337 sur 391 · Bihl. nat., lat · texte numérisé non relu

Bihl. nat., lat

LA ROSE DANS L ART

les restes vénérés des martyrs et même des simples fidèles 1 ; c’était comme un symbole de la gloire céleste devenue leur partage, ainsi que des fleurs divines et des ombrages du paradis, au milieu desquels ils reposaient. On voit aussi le plus souvent sur les tombeaux des premiers chrétiens des arbres, des fleurs, des couronnes, parfois de vrais bosquets, image allégorique du lieu de délices, tout verdoyant d’un printemps éternel", tel qu’on se représentait le Paradis. C’est ainsi qu’au cimetière de Calliste se trouve sculptée autour d’une inscription chrétienne une branche de rosier couverte de boutons et de fleurs3.

Parfois l’âme du défunt apparaît figurée par une colombe, reposant au milieu des fleurs « dans le bien par excellence », comme s’exprime l’inscription du tombeau de Sabinianus4, dans la crypte de saint Alexandre, sur la voie Nomentane, inscription qui fait songer, avec les deux arbustes qui l’entourent, aux martvrs réunis dans le céleste verger, à l’ombre des rosiers.

Sur une des fresques de la crypte qui sert de

1. Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes. Paris, 3e éd., 1877, in-8, s. v. Fleurs el Paradis.

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