‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 338 sur 391 · I.A HOSK AU MOYEN AOIÏ · texte numérisé non relu

I.A HOSK AU MOYEN AOIÏ

monument à sainte Cécile, on voit représenté saint Urbain au milieu de rosiers à fleurs doubles1. Il semble bien aussi qu’au haut de V arcosolium principal de la crypte dite des cinq saints*, l’artiste chrétien ait peint des branches entrelacées de rosiers à fleurs rouges, et on y voit sainte Dionvsade, en particulier, entourée d’arbustes couverts de fleurs et de fruits.

Une fresque de l’arcosolium d’une chapelle qui se trouve dans le cimetière de Pontien, sur la via Portuensis, représente d’un côté le baptême du Christ, de l’autre la croix se dressant au milieu d’un buisson de rosiers aux fleurs doubles et épanouies*. Dans la crypte de Lucine, au cimetière de Calliste, on voit sur une autre fresque des oiseaux, emblème des âmes délivrées des liens du corps, se faisant face, posés chacun sur un tronc, de chaque côté d'un arbre, au milieu d’un champ semé de roses5. Une peinture de la tribune gauche d’une chapelle du même cimetière représente sous une figure allégorique le Printemps cueillant des roses6. A chacun

1. G. B. de Rossi, La Borna sotterranea cristiana. Roma, in-fol., vol. II, 1867, pl. 6.

2. G. B. de Rossi, La Roma sotterranea. vol. III, pl. 1-2. p. 49.

3. Ces fleurs, qui, à en juger d'après la chromolithographie 3 de la Roma sotterranea, pourraient bien être des roses, ressemblent plutôt à des oranges dans la reproduction qu'en a donnée L. Perret, Catacombes de Rome. Paris, 1858, in-folio, pl. 49.

4. Bottari, Sculture et pitture sagre estratte dai cimiteri di Roma. Roma. 1737, in-folio, vol. I, pl. 44, 2.

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