Ilortus crat Vcneris, roseis circumdatus herbis
Gratus ager dominae, quem, qui vidisset, amaret.
Dum Puer hic passim properat decerpere flores...
Poelae latini minores, éd. Lemaire, vol. VII, p. 120. Alex.
Riese, Antliologia latina, n° 82, vol. I, p. 100.
LA KOSK DANS l’aNTIQUITÉ
allait cueillir les fleurs dont il se parait1 2 et qu’étaient prises celles que Vénus envoyait à ses favoris*. Les Grâces et les Heures, dit Ilégésias dans ses Cypriennes3, avaient trempé la tunique d’Aphrodite dans le nectar parfumé des roses.
Comme à Aphrodite, sa mère, la rose fut consacrée au dieu de l’amour ; « elle en était vraiment la fleur, dit Philostrate4 5, puisque, comme lui, elle était jeune et délicate comme lui ». Elle en était aussi l’emblème et l’ornement accoutumé. Le pseudo-Anacréon représente Eros « son beau front ceint d’une couronne de roses, quand il se mêle aux chœurs des Grâces6. »
La rose n’appartenait pas moins à Dionysos qu’à Aphrodite et à Eros6; son histoire n’est pas moins mêlée à celle de ce Dieu. Lui également avait un jardin, où les roses croissaient d’elles-mêmes, le jardin de Midas. Quand il se rendit de Thrace en Phrygie, son maître Silène s’y enivra et y fut retenu
1. "EpcoxE; os po'ooov ffXEodvou; ;ï)vE;âp.Evot, ou; sÇ ’Aopooi xr(; xrj/twv, oxctv OeXidoi, 8pE7iovxat. IIimekii Gralio I, 19.