G. B. de Rossi, Bullettino, vol. T (1863), p
J.A IIOSE AU MOYEN AGK.
Eglise apparaît l’image symbolique de la rose. Quand, sorti victorieux des catacombes, le christianisme les remplaça par les basiliques qui, dans leur institution première, n’étaient que les monuments destinés à protéger ou à garder les tombeaux des martyrs1, la rose entra aussi dans l’ornementation de ces nouveaux lieux de réunion pour les fidèles. C’est ainsi que dans une mosaïque de l'église Sainte- Agathe-Majeure à Ravenne, qui représente le Sauveur assis sur son trône entre deux anges, l’artiste a couvert le sol de rosiers couverts de fleurs2 3. Des rosiers couvrent aussi le sol de la partie inférieure de la mosaïque qu’on voit dans l’église Saint-Michel de Ravenne, mosaïque où se trouve également représenté le Sauveur, mais debout entre les archanges Michel et Gabriel et tenant sa croix à la main ;. Il v
a dans l’église Sainte-Suzanne à Rome une mosaïque ancienne, quoique d une époque plus récente que celles de Ravenne, sur laquelle Charlemagne est représenté recevant à genoux, de la main de saint Pierre, un étendard semé de roses4.
Ce motif de décoration se voit aussi sur des étoffes antiques; Anastase le Bibliothécaire mentionne des draperies, des voiles, ainsi qu’un vêtement d’autel et