‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 341 sur 391 · Ciampini, op. laud., vol. II, pl · texte numérisé non relu

Ciampini, op. laud., vol. II, pl

4. Marquis d'Orbessan, Mélanges historiques et littéraires. vol. III, p. 333.

LA ROSF DANS L ART

tics tuniques ornés de roses1. Toutefois cette ornementation, du moins dans l’Occident, semble avoir cessé d’être employée; elle paraît étrangère au style roman proprement dit, et pendant longtemps on n’en retrouve plus trace dans la plus grande partie de l’Europe; mais elle devait reparaître avec le style gothique, et durant les trois siècles qu’il fleurit, tous les arts y eurent également recours, l’architecture comme la statuaire, la sculpture sur bois et sur ivoire, ainsi que l’orfèvrerie qui à cette époque s’y rattachait si étroitement, la ferronnerie, comme l’émaillerie ou la verrerie, l’enluminure enfin et la peinture.

Les artistes laïques, qui donnèrent sa forme définitive au style gothique, en empruntant à la flore indigène la plupart de leurs motifs de décoration, devaient nécessairement faire une place nouvelle à la rose dans l’ornementation ; cependant on ne la rencontre d’abord qu’à titre d’exception dans leurs œuvres, et c’est, non pas en France, mais en Syrie, en Espagne et en Italie que cette fleur apparaît pour la première fois dans l’ornementation architecturale. Des roses sont sculptées au-dessus de plusieurs des

1. « Cortinas albas holosericas rosatas. » — « Tetravela alba holoserica rosata. » — « Yestem albam holosericam rosatam. » — « Vestem albam sigillatam cum rosulis. » — « Vêla alia alexandrina, ex quibus unum habens rotas et rosas in medio et aliud arbores et rotas. » — « Vestem habentem arbusta et rosas ». Historia de vilis romanorum pontificum, cap. 98, an. 795; cap. 10, an. 817 ; an. 827 ; an. 858 (Migne, Palrologie, vol. CXXVIII, p. 1210, 1242 (417), 1243 (419), 1266 (441), 1282 (462). 1362 (585).

LA H OS K AU MOYliN AOL.

portes du château de Kalaatel Hossn, situé près du couvent grec de Saint-Georges en Svric, mais construit par les Croisés'; — on voit les armes du comte de Toulouse au-dessus de l’entrée principale. Sur les murs de Djébail, l’ancienne Byblos, construction de la même époque, se trouve aussi une grande rose en pierre avec doux plus petites de chaque côté*. On voit également, aux angles de l’are en fer à cheval de la tour des deux sœurs à 1 Alhambra, une rose entourée d’une guirlande de feuillage*. Il v a aussi des roses sculptées, avec des perroquets, sur le marbre du tombeau de Gunther, évêque de Bamberg, travail du xte siècle et probablement italien *.

Mais la rose finit par prendre place à côté de la flore indigène dans la décoration architecturale des monuments gothiques. La corbeille du second chapiteau de la tribune de lecture dans le réfectoire du prieuré de Saint-Martin-des-Champs est couverte de feuilles et de fleurs de rosier1 2 3 4 5. Des branches de rosier garnies de fleurs et de feuilles décorent aussi les chapiteaux du porche de la façade de Xotre-

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