‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 346 sur 391 · I.A H OSE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

I.A H OSE AU MOYEN AGE

Celte vérité dans la reproduction artistique de la rose que nous retrouvons ici se rencontre encore dans les ouvrages d’orfèvrerie. Parmi les jovaux si nombreux que possédait le duc Louis d’Anjou se trouvaient plusieurs statuettes en argent de la Vierge, représentée avec l’enfant Jésus sur le bras gauche et tenant à la main droite une branche de rosier à fleurs vermeilles ou dorées1. Dans la volute de la belle crosse, dite de l’abbaye d'Estival, est encadrée une image de la Vierge tenant aussi une rose à la main, en même temps que sur la hampe en ivoire de ce joyau précieux court une branche de rosier couverte de feuilles et de fleurs2.

Le duc d’Anjou possédait aussi entre autres un gobelet garni à l’extérieur de feuilles de rosier et à l’intérieur duquel il y avait une rose double, avec un bouton « fait en manière de rose » sur le couvercle3. Un bouton de rose blanche se trouvait également sur deux hanaps de Charles V, et parmi les joyaux de ce prince, dont les lis étaient l’ornement le plus ordinaire, on voyait une cassette d’argent doré « cizelé a roses »4. Des roses ciselées ou repoussées se trouvaient aussi sur de nombreux joyaux de

1. De Laborde, Inventaire des joyaux du duc Louis d’Anjou. Paris, 1853, in-8, nos 18, 37, 58, 67.

2. Annales archéologiques, vol. IV (1856), p. 249, pl. xvm. Ainsi que les feuilles, les fleurs de ce rosier sont simples et à cinq pétales.

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