Inventaire du duc d’Anjou, n
4. Jules Labarte, Inventaire du mobilier de Charles V, roi de France. Paris, 1879, in-4, nos 2363, 2365 et 2562.
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Louis d’Anjou, ce grand curieux d’art, en particulier sur divers bassins d’argent1 2 3 4. On en voit même sur des agrafes à cinq et à six pétales".
Ce n’est pas seulement en France et sur des joyaux princiers ou royaux que la rose fut employée comme motif de décoration ; on la rencontre de même sur des bijoux de fabrication étrangère et jusque dans l’extrême nord; dans une ballade danoise11, il est question d’anneaux d’or, sur lesquels sont ciselés des lis et des roses.
Un joyau du commencement du xv° siècle mérite ici une mention spéciale, à cause de sa beauté et de sa richesse, c’est le Rôssel d’or qui se trouve dans le trésor de la sainte chapelle d'Àlttotting en Bavière, mais qui est de fabrication française*. De chaque côté de la Vierge-mère, qui, avec sainte Catherine, saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Evangéliste, compose le groupe le plus important de ce magnifique objet d’art, se dressent deux rosiers, couverts de fleurs à cinq pétales; un personnage agenouillé à droite et au-dessous de ce groupe, et dans lequel on a cru reconnaître le roi Charles VI, porte lui-même une couronne de roses et la selle de son coursier, que tient en laisse un page, est elle aussi semée de roses.