‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 360 sur 391 · Du Sommerard, Catalogue du Musée de Cluny. p · texte numérisé non relu

Du Sommerard, Catalogue du Musée de Cluny. p

LA ROSE DANS L ART

Ce n’est plus comme motif de décoration, mais comme emblème allégorique que la rose apparaît dans les armoiries, ainsi que sur les monnaies et divers insignes. L 'Armorial général de la France en dix volumes1 ne contient pas moins de soixante écussons, où se trouve la rose, et il est loin de les donner tous; la plupart ne remontent guère au delà du xve siècle, c’est-à-dire à l’époque où la rose est devenue l’objet d’une culture toute particulière; le plus grand nombre sont du xvie siècle, et on les rencontre également dans toutes les provinces.

Parmi les familles les plus anciennes et les plus connues, dans les armoiries desquelles se trouve la rose, on peut citer les Riquettv de Provence2, les Chappuis du Lyonnais3, les Lamirault de l’Orléanais4, xme siècle, les Chavagnac d’Auvergne9, les Crugi de Marcillac (Auvergne et Quercy), xive siècle, les Caquerai (sénéchaussée de Vitré)6, les Chastenai de Lanti, les Courtoux de Noyan, les Cussi de la Basse-Normandie7, les Fournier d’Isamberteville (vicomté d’Arques), les Gervais de Roquepiquet (Agénois), les Longueil de Paris, les Maeé de Gastines et les Le Roy de Macé (Normandie), les Malherbe, qui

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