‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 364 sur 391 · Don Pascual Madoz, Diccionario geogra/ico-estadistico · texte numérisé non relu

Don Pascual Madoz, Diccionario geogra/ico-estadistico

hislorico de Es pana. Madrid, 1849, in-4, vol. XIII. s. v.

LA ROSE DANS l’oNOM ASTIQUE.

Rosello, Rosera, etc. En France1 2, Rozier et Le Rosier, Rosiers et Les Rosiers, auxquels il faut joindre sans doute la plupart des Roset, Rozet et Rozey, Rosay* et Rozay ou Rozoy, dérivés de rosetum, que Du Cange traduit par « roseraie », lieu planté de roseaux, mais dont le sens primitif est « lieu planté de rosiers ». Quant au mot Rosières, dérivé de rosaria, et qui sert à désigner un grand nombre de localités, il paraît bien plutôt être un dérivé du germanique ros (roseau)3 4, que du latin rosa, encore qu'il ait dû prendre parfois ou qu’on ait fini par lui attribuer le sens de « plantation de rosiers ».

Les noms de lieu germaniques dérivés du vocable rose paraissent aussi, du moins à première vue, être nombreux; mais beaucoup d’entre eux ne viennent pas de ce radical, comme on l’a souvent répété. Fœrstemann ne regarde aucun des composés vieuxallemand du thème ros-, tel que Rosenburg, Ros(en)heim, comme venant du nom de la rose, il les rattache, soit au radical hrocl (rouge), soit à liros (cheval)*. Il est évident néanmoins que plus tard le nom de la rose dut entrer dans un certain nombre de noms géographiques allemands, anglais ou scan-

1. Joanne, Dict. des communes de la France. Paris, 1864, s. v.

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