‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 365 sur 391 · Altdeutsches Namenbuch . Ortsnamen. Leipzig, 1872, in · texte numérisé non relu

Altdeutsches Namenbuch . Ortsnamen. Leipzig, 1872, in

LA ItOSE Al MOYEN ACE.

dinavcs; tels sont tout d’abord les Rosengarten, — Rosengaard, Bosengard, Rosengarth, — qu’on rencontre dans tant de régions différentes; les Rosen, Rosengj'und, les Rosenliagen et Rosenhain , Rosenkrnnz, Rosenschôn, peut-être aussi quelques-uns des nombreux Rosenau et Rosenow , Rosenberg, Rosenfeld, Rosentlial, Rosendaal et Rosendael', où l’idée de rose, comme on le voit par les armoiries, a pénétré, si elle ne s’y trouvait pas à l’origine.

Le nom de la rose et ses dérivés ont servi également à désigner les personnes; on trouve déjà le nom Rosa et son dérivé Rosula dans des Actes fort anciens. Une sainte Rose, originaire de Sardaigne et mère d’un martyr, si elle ne le fut pas elle-même, vécut au me siècle1 2; une autre sainte du même nom souffrit, dit-on3, le martyre en Perse, peut-être au siècle suivant. Sainte Rosule de Filasa (Dacie) fut martyrisée en Afrique sous Dioclétien, avec le prêtre Simplice et saint Florence4. Au xii° siècle, sainte Rosalie de Païenne brille par sa piété ; au siècle suivant vécurent sainte Rose de Yiterbe et sainte Roseline de Villeneuve.

Le nom de Rose, on le voit, prédestinait à la sainteté; il prédestinait encore plus aux légendes: celles de la rose occupent une place considérable dans la

1. Ritter’s Geographisch-Statistisches Lexicon über die Erdthcile, etc. Leipzig, 1883, in-4, s. v.

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