‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 366 sur 391 · LA ROSE DANS L ONOM ASTIQUE · texte numérisé non relu

LA ROSE DANS L ONOM ASTIQUE

vie de presque toutes ces saintes; Roseline, en particulier, reçut ce nom, parce que sa mère, avant sa naissance, avait rêvé qu elle portait dans son sein une rose sans épines1. Mais c’est surtout dans la vie et dans l’iconographie de sainte Rosalie que la rose, emblème de ses vertus, a pris place. Elle était fille de Sinibaldo, seigneur de Rosas; au lieu de rester dans la maison paternelle, poussée par l’amour de Jésus-Christ, elle se retira, toute jeune encore, dans une grotte2. Là elle vit dans la société des anges et des roses; elle offre à Dieu des corbeilles de ces douces fleurs, symbole de sa piété et de ses prières; c’est aussi couronnée de roses qu’un ange, lui-même le front ceint de roses, la conduira, divine épouse, « aux célestes noces ».

Porté d’abord uniquement par des femmes, le nom de Rose le fut aussi plus tard par des hommes : les Rosa d’Italie, les Rose de France et d’Angleterre, les Rosen d’Allemagne et de Suède sont connus. Les noms d’hommes toutefois ont plutôt été empruntés au mot rosier ou aux noms de localités, dans la désignation desquelles entre ou paraît entrer le vocable rose ou l’un de ses composés ; tels sont Rosier, Rosiers, Rosenau, Rosenberg, Rosendal ou Rozendael, Rosenthal, Rosenhain, Rosenkranz, Rosenkreuz, Rosenmüller, Rozenzweig, etc., dérivations que la

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