‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 367 sur 391 · Acta Sanctorum, vol. XXII, p. 486, F, 11 juin · texte numérisé non relu

Acta Sanctorum, vol. XXII, p. 486, F, 11 juin

2. « Ego Itosalia Sinibaldi Rosarum domini filia, amore domini moi Jcsu Christi in hoc anlro habitari decrevi. » Acta Sanctorum, vol. XLII, 4 septembre, pl. ni, vu, xiv.

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légende a cherché parfois à justifier, comme l’ont fait aussi les armoiries1 2. Dans une bataille, le chef qui commandait les troupes vit revenir prés de lui un de ses pages tout couvert du sang qui coulait de scs blessures. « Mon pauvre ami, lui dit-il, que t’esl-il donc arrivé ? )> — « Seigneur, répondit vaillamment le page, j’ai cueilli trois rosés que je veux porter à ma mère. » Le général, frappé du courage de ce jeune homme, le fit chevalier sur-le-champ, en lui disant : « Désormais tu t’appelleras le seigneur de Roses ( Rosen) !. » Il fut la souche de la famille illustre de ce nom; elle porte trois roses dans ses armes.

Par une métaphore facile à comprendre, le nom de la rose est entré au moyen âge, comme cela avait déjà eu lieu dans l’antiquité, dans la désignation d’un certain nombre d’êtres ou d’objets, qui offraient avec cette fleur quelque analogie de forme ou d'aspect. J’ai parlé des roses, rosaces et rosettes, employées comme motif de décoration dans les arts, et qui offrent plus souvent une ressemblance lointaine avec la fleur dont elles tirent le nom qu’elles n’en sont une reproduction véritable. Telles étaient aussi les roses, espèce d’ornement que les femmes portaient à leur soulier. Dans l’orfèvrerie on donnait le nom de

1. On en cite parfois d’autres, en particulier, d'origine germanique, comme Rosamunde. Fôrstemann, Altdeutsches Namenbuch. Personennamen, ne fait dériver aucun de ces noms de rose (rosa), mais de liros (cheval).

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