LA ROSE DANS L ONOMASTIQUE
rose à une espèce de médaillon1 : « Une roze d’or ou est esmaillé le Roy a genoulx devant monseigneur saint Denis et l’évangéliste saint Jean2».
Les « roses », une des créations les plus belles de l’architecture gothique, méritent une mention toute spéciale. On donne ce nom aux fenêtres circulaires et à compartiments qu’on voit à la façade et aux deux ailes d’un grand nombre des cathédrales et des églises du xni° et du xive siècle. On les rencontre d’abord dans les monuments de l’Ile-de-France et de la Champagne. La plus ancienne peut-être est la rose qui s’ouvre sur la façade occidentale de l’église de Mantes ; elle remonte à la fin du xne siècle. Les roses de Notre-Dame de Paris, celle de la façade occidentale, qui est de 1220, et surtout les deux roses énormes, postérieures de près de quarante ans, des pignons sud et nord du transept de cet antique édifice, à la fois puissantes et solides, sont les plus beaux spécimens que les architectes de l’Ile-de-F rance aient laissés de ce genre de construction. Les roses de la Champagne les surpassent encore sous le rapport de l’élégance et de la hardiesse. La rose occidentale de la cathédrale de Reims est admirable par la proportion et l’harmonie de ses diverses parties. Il faut en rapprocher les roses de la cathédrale de Chartres, surtout celle de la façade occidentale. On ne trouve rien de compa-