‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 37 sur 391 · Ovide, Fast., lib. V, v · texte numérisé non relu

Ovide, Fast., lib. V, v

dait aux jardins et était la déesse du printemps1. La rose était l’emblème de la saison des fleurs, comme elle en était la parure. Elle en annonçait le retour. C’est seulement quand elle s’épanouissait qu’on croyait le printemps revenu2. Aussi le moment de la floraison des roses était-il considéré comme un événement heureux. Dans plusieurs villes d’Italie, en particulier à Capoue et à Rome, il y avait au mois de mai — le mois où elles fleurissent — une fête des roses. Il y avait aussi, les inscriptions en font foi, des fêtes d’un caractère privé, données à cette occasion3.

Compagne du printemps, la rose figure dans toutes les descriptions que les poètes anciens ont fait de la saison des fleurs.

Vois comme à l’approche du printemps, s’écrie le pseudo-Anacréon4 5, les Grâces se couvrent de roses !

Il convient, dit-il encore ailleurs3, d'unir dans ses chants le printemps qui nous donne les couronnes et les douces roses.

La saison empourprée du printemps fleuri a souri,

1. L. Prcller, Rœmische Mythologie. Berlin, in-18, 3e éd. 1881, vol. I, p. 433-441.

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