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Ode LIII, v. 1-3.
LA K OS K DANS l’aXTIQUITÉ
chante à son tour Méléagre ' ; les prairies s'égaient au milieu des roses qui s'enlr'ouvrenl.
Et trois siècles plus tard, le poète Pancrate célébrera encore la rose comme la fleur qui s’épanouit au souffle des zéphyrs printaniers*.
Son charme, son doux parfum avaient aussi fait de la rose la reine des fleurs ; son éclat, en effet, comme dit le poète Rhianos1 2 3 4, ne les efface-t-il pas toutes? Elle devint aussi le symbole et l’emblème de la beauté. C’est ainsi que Claudien compare Marie, l’épouse d’IIonorius, et sa mère à deux roses épanouies en même temps dans les jardins de PestumL Les poètes anciens sont revenus souvent sur cet attribut de la rose : mais ce qui les a peut-être encore frappés davantage, c’est la rapidité avec laquelle se fane et meurt cette fleur délicate, image trop fidèle de l’instabilité des choses de ce monde.
La rose ne fleurit que pendant peu de temps, dit l'un