LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE, LA CUISINE ET LA TOILETTE
Rose est de grande medecine,
dit un poète anonyme du commencement du xiv° siècle1, qui n’est ici que l’écho de la croyance générale de son temps aux vertus de cette fleur aimée. Tous les auteurs, chrétiens ou arabes, qui, depuis les premiers siècles du moyen âge, ont écrit sur la thérapeutique ou l’histoire naturelle, ont parlé des vertus médicinales de la rose et des ingrédients fournis par cette fleur, pour eux non moins salutaire que belle.
Bien qu’il se soit surtout attaché à célébrer les beautés de la rose et à en faire connaître la sigfnification symbolique, Walahfrid mentionne néanmoins l’huile de roses, en ajoutant — on ne pouvait en faire un plus grand éloge — que « personne ne saurait dire combien de fois elle a guéri les maux des mor-
1. «Poème moralisé». B o mania , vol. XIV, p. 458, xxxi, v. 29.