I.A IH)SH AU MO Y UN AGE
tels »'. Ilildegarde est déjà bien mieux informée*; d’après elle, les pétales écrasés de la rose, appliqués sur des yeux chassieux, les guérissent; ils font également disparaître les ulcères qui n’ont pas un caractère malin. Mélangés aux potions, aux onguents, aux divers remèdes, ils les rendent d’autant plus efficaces, qu’ils y ont été ajoutés en plus grande quantité.
Après Ilildegarde, il faut placer le faux Æmilius Macer, l’auteur d’un traité sur les vertus des plantes \ célèbre pendant les derniers siècles du moyen âge. Plus instruit et mieux renseigné que l’abbesse de Saint-Rupert, le pseudo-Macer connaît nombre de propriétés médicinales de la rose ignorées de la docte religieuse. Ainsi les pétales écrasés de cette fleur guérissent, d’après lui, le feu sacré ; mélangés à du vin, ils arrêtent le flux du ventre; le suc qu’on en retire, ajoute-t-il, entre dans la composition de divers collyres ; réduits en poudre, ils font disparaître, seuls ou mêlés à du miel, les ulcères de la bouche; appliqués en cataplasme ou bien écrasés dans du moût, ils calment la fièvre. Enfin Macer rappelle, d’après Palladius, et comme Walahfrid, de quelle utilité médicale peut être l’huile de roses