‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 375 sur 391 · Op. laud., p · texte numérisé non relu

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LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE

taires du sirop de roses, qu’il recommande entre autres dans la fièvre bilieuse. Nous retrouverons à l’instant cette préparation d’origine arabe, dans la pharmacopée de l’Occident, où la rose n’occupe pas moins de place que dans celle de l’Orient. Son emploi y a été généralisé surtout par l’Ecole de Salerne. Nicolas Praepositus, qui contribua à en fonder la renommée au xnc siècle1, recommande l’emploi de la rose dans les maladies d’estomac et de foie; elle fait cesser, dit-il2, les embarras gastriques, dégage la tête des « fumées » de la bile et arrête les hémorrhagies nasales. Cuite dans du vin elle apaise les douleurs d’oreilles et en gargarismes guérit les ulcérations des gencives. Ses graines pilées produisent le même effet. Enfin, les pétales en cataplasme, ainsi que l’écorce en décoction, guérissent, d’après lui, les hémorrhoïdes.

Mais c'est dans Platearius qu’on trouve l’énumération la plus complète des usages de la rose au moyen âge et des propriétés qu’on lui supposait; le célèbre médecin nous a laissé dans son Livre de simple médecine ou Circa instans, une véritable pharmacopée de cette fleur ; il n’a omis aucune des préparations dans lesquelles elle peut entrer, ni aucun de ses emplois3. Aussi a-t-il servi de modèle et de guide à tous les auteurs de thérapeutique qui

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