‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 376 sur 391 · I.A K 08 K Al MOYEN ACE · texte numérisé non relu

I.A K 08 K Al MOYEN ACE

sont venus après lui. Vincent de Beauvais le cite en tète des autorités qu’il invoque; si Albert le Grand ne paraît rien lui devoir, Thomas de Cantimpré, Barthélemy l’Anglais et Pierre de Crescence, dans son traité d’agriculture, l’ont suivi presque textuellement ; il en est de même, à plus forte raison, des Herbiers ou Arboristes français du xve siècle, qui ne sont que des adaptations ou même des traductions plus ou moins complètes du Livre de simple médecine du savant Salernitain, ainsi que des Arbolayres et Grants Herbiers, simples éditions de ces curieux manuscrits. Inutile de parler de Conrad de Megenberg, qui n’a le plus souvent fait que reproduire Thomas de Cantimpré. Quant à Y H erbarius de Mayence et au Ghart de Gesundheit, s’ils invoquent d’autres autorités, ils citent eux aussi Platearius au premier rang et lui ont emprunté le meilleur de ce qu ils disent.

D’après le plus illustre représentant de 1 Ecole de Salerne, les principaux ingrédients faits avec la rose sont le miel et le sucre rosat, le sirop et l’huile de roses. Quant à l’eau de roses qu’il ne décrit pas, comme s’il la supposait trop connue, il ne s’agit point d un liquide auquel des pétales de roses auraient donné, par un contact plus ou moins prolongé, quelque chose de leur parfum, mais d’une eau distillée avec des roses; Ibn el-A\vam déjà en avait indiqué la préparation; elle était analogue à ce qu elle est aujourd hui. Ainsi que le Ménagier de Paris1, les Herbiers français du xv° siècle, donnent un moyen plus simple de 1 obtenir :

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