Cynosbatologia , ap. Schleidcn. p
LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE
chant avec une branche de cet arbuste — le svefnthorn1 2 3. L’excroissance moussue produite sur l’églantier par la piqûre du Cynips rosae — le bédégar — passait surtout pour posséder cette propriété d’endormir*; on croyait qu’un homme plongé dans le sommeil, sous la tète duquel on place cette excroissance, ne se réveille point qu’on ne l’ait enlevée.
Près d’une image de Notre-Dame, non loin de Lucques, croissent des roses dont le parfum suffit un jour pour faire parler un petit berger muet de naissance, qui cueillit l une d’elles '. Il y a dans ce fait merveilleux quelque chose d’analogue à l’action miraculeuse que la rose exerce sur les possédés. Mais c’est dans les incantations surtout que cette fleur a pris place; en Westphalie, on arrête le sang au nom des trois roses symboliques qui sont supposées se trouver dans le jardin du ciel4:
Dans le jardin de Dieu, il y a trois roses; l’une s'appelle bonté de Dieu ; la seconde, sang de Dieu ; la troisième, volonté de Dieu; sang, arrête-toi, je te l’ordonne.
1. Die Edda , die altéré und jüngere iiberselzt von Karl Siinrock. Stuttgart, 1864, in-8. « Sigrdrifumàl » , p. 204.