‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 386 sur 391 · I.A HOSE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

I.A HOSE AU MOYEN AGE

Certains idiomes, nous l’avons vu, ont donné à l’érysipèle le nom de rose; ce mot est ainsi entré dans plusieurs formules magiques destinées à guérir la maladie qu’il désigne. En voici une qui est usitée dans la région du Minho 1 2 :

Que faire à la rose vermeille qui ici mord, brûle et point? Donne-lui du sel de la mer et de l’herbe de la montagne... et Notre-Dame permettra que ce mal diminue.. Que Dieu te rende à ton premier étal, tel que tu naquis et fus créé.

La suivante est employée dans la Lithuanie*:

Neuf roses flottent sur la mer, trois noires, trois blanches et trois grises. Les noires s'enfoncent sous l'eau, les grises aussi, seules les blanches surnagent et fleurissent. Qu'ainsi, semblables aux roses abîmées dans les flots, disparaisse cette maladie; qu'ainsi, semblable aux roses blanches et fleuries, fleurisse de nouveau ta santé.

Comme dans l’antiquité, la rose et ses produits ne furent pas, au moyen âge, employés seulement dans la médecine, ils le furent encore comme cosmétiques et dans la cuisine. L’eau de roses jouait un rôle considérable dans les usages de l’Orient; on en offrait

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