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LA ROSE DANS L AIÎT CULINAIRE

aux hôtes à leur arrivée; dans les festins on en répandait sur les convives. Sucrée et rafraîchie avec de la neige, c’était aussi, dès le vin0 siècle, un breuvage recherché des femmes musulmanes1. Dans les

fêtes prineières de l’Inde, on offre aujourd’hui encore de l’eau de roses aux invités pour se parfumer la barbe et les cheveux. Cet emploi de l’eau de roses passa de l’Orient en Occident, peut-être à la suite des Croisades; c’est depuis lors du moins qu’on rencontre l’usage de se laver la figure avec ce liquide2. Avant de se mettre à table, les dames se lavaient les mains avec de l’eau de roses3. Après le repas, on se nettoyait aussi la bouche, en France du moins, avec une espèce de poudre et cette même eau4 5. Dans le Châtiment des dames de Francesco Barberino, on voit les femmes de la jeune reine lui laver les mains et le visage avec de l’eau de roses, avant de la conduire à la couche nuptiale6.

1. Kremer, Kulturgeschichte des Orients. Wien, 1875, vol. I, p. 149. Ibn-Batuta dit qu'on en offrait aux invités avec du sirop. Il parle aussi de sorbets que les Persans faisaient avec du jus d’orange et de citron, des roses et des violettes. Voyages , I, 247 et 866, II, 78.

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