‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 388 sur 391 · Lavano il viso elle mani alla donna · texte numérisé non relu

Lavano il viso elle mani alla donna

D’acqua rosata. Parte V, p. 128, v. 58.

LA HOSIi AL MOYEN AGE.

Comme aujourd’hui, on recherchait les roses et les violettes, a cause de leur parfum, regardé comme fortifiant; le traité provençal de Diététique , publié par M. Suchier, recommande de s’en faire apporter en été, « pour sentir bon»1. On faisait aussi usage de pétales desséchés de roses, surtout de roses de Provins, pour parfumer les vêtements, et peut-être pour les préserver des mites2.

L’eau de roses et la rose elle-même n’occupaient pas moins de place, au moyen âge, dans les usages culinaires que dans la toilette. Les habitants des lacustres de la Suisse paraissent déjà avoir mangé les fruits de l’églantier3. Au moyen âge on en faisait une espèce de compote. Peut-être aussi faisaiton déjà frire alors dans une pâte légère des pétales de rose, comme on le fait aujourd’hui dans l’Allemagne méridionale.

En Orient, nous apprend Abdellatif, ils entraient dans la composition de divers mets et pâtisseries. Le sirop de roses, lui, servait, avec du gingembre, de la cannelle, du jus de citron et plusieurs autres ingrédients, à faire une sauce qu’on versait sur une espèce de pâté rempli de poulets et de petits oiseaux4. Dans l’Allemagne méridionale les pétales de roses

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